Prenons Earthshare dans le Morayshire, par exemple. Lancée en 1994, il s’agissait de
l’une des premières fermes en CSA au Royaume-Uni, qui fournit maintenant des légumes de saison et des boîtes de fruits à
plus de 170 abonnés. Les abonnés
s’engagent auprès de EarthShare pour une année à la fois. Durant cette année, ils reçoivent une part égale de tout ce qui est récolté.
Si les récoltes sont abondantes, les paniers sont abondamment remplis, si une variété en particulier prend mal, les abonnés en reçoivent des quantités moindres. Les abonnés sont encouragés à s’impliquer dans la culture et peuvent bénéficier de
rabais s’ils prennent part à des tâches saisonnières optionnelles, telles que le désherbage et la cueillette des fruits. Earthshare organise également des animations sociales tout au long de l’année (voire
www.earthshare.co.uk).
La ferme biologique de Swillington vend des races avicoles de table et du porc à des groupes de membres engagés qui paient 3-6 mois à l’avance et collectent la viande au marché paysan local.
« Je pense que les CSA montrent la direction à suivre », explique Jo Cartwright de Swillington.
« En changeant la façon dont je fais commerce, j’ai atteint une stabilité financière et j’ai mon avenir assuré. La CSA me garantit un débouché assuré pour mes porcs et ma volaille, et parce que les membres paient à l’avance je reçois un revenu constant. La relation directe avec la ferme signifie qu’il règne un climat de confiance et que les membres ont une compréhension plus approfondie de l’agriculture"
(voire
www.swillingtoncsa.typepad.com).
La ferme communautaire de Stroud, dans le Gloucestershire, fournit à plus de 200 familles et à une fréquence régulière un panier de légumes et de fruits de saison. Le cultivateur Mark Harrison est employé par la CSA, qui le paie 10£ de l’heure (son salaire annuel est d’environ 19.000£) pour ses compétences. La CSA a développé un réseau social très vivant, composé de gens qui sont prêts à mettre les mains dans le cambouis durant les coups de main mensuels à la ferme (voire
www.stroudcommunityagriculture.org).
Au sein d’un programme plus large d’entreprises sociales d’alimentation locale, la Soil Association mène un travail sur l’agriculture soutenue par la communauté et travaille étroitement avec le réseau des CSA du Royaume-Uni. L’objectif est de promouvoir l’approche CSA comme un modèle économique viable et durable pour la production et la distribution alimentaires locales. Ce projet fournit un
soutien pratique à la mise en place des CSA et aux initiatives de groupes d’achat biologiques, et permet aux idées d’être apprises et partagées. Il y a un besoin réel pour que plus de foncier soit mis à disposition. Ainsi, le projet pourra fonctionner avec d’autres groupes aux objectifs semblables pour établir et promouvoir une base de données en ligne sur les banques foncières de modèle coopératif. Il existe également un élément de formation pratique au cœur du projet CSA pour encourager et soutenir les 30 nouveaux gérants d’exploitation en CSA.
Afin de souligner la dimension pratique de ce travail, soulignons qu’il propose
une série de questions, posées par les participants eux-mêmes, afin d’explorer et d’estimer les avantages, la viabilité, les défis et les réalisations les plus réussies de l’approche en CSA. La focale est sur la „recherche-action“, c’est-à-dire sur les projets concrets qui érigent l’expérimentation et l’apprentissage partagé comme noyau de leur action, et qui font un usage exhaustif des processus participatifs incluant les acteurs.
Mettre en lumière les modèles viables qui contribuent à la création de systèmes alimentaires durables, résilients, peu consommateurs en carbone et locaux doit être une priorité. Au premier regard l’approche CSA peut paraître «trop alternative », mais une investigation plus poussée révèle un intérêt public grandissant et une pléthore d’exemples de réussite.
Pour plus d’information, voir :
www.soilassociation.org/csa.aspx
La Soil Association fait partie d’un nouveau projet en partenariat sur l’alimentation locale et l’entreprenariat social appelé
Making Local Food Work, financé par la Lottery britannique. Réalisé en compagnie d’un consortium de partenaires, le projet
Making Local Food Work s’enracine dans la conviction que les besoins des consommateurs, des producteurs et les besoins fonciers sont interdépendants, et que l’économie sociale et solidaire peut renouveler et renforcer ces liens pour le bénéfice durable de tous.
A consulter:
www.makinglocalfoodwork.co.uk